Conclusion :
récapitulation et
recommandation

Vous avez probablement déjà présenté votre conclusion générale au tout début, dans votre introduction ou votre courte réponse. De plus, chaque question juridique dont vous avez discuté a déjà fait l’objet d’une conclusion.

Alors pourquoi rédiger une autre conclusion?

La conclusion finale profite du fait que le lecteur a tendance à accorder le plus d’attention aux débuts et aux fins.

Omettez la conclusion finale si vous n’en avez pas vraiment besoin et si les notes du cabinet n’en contiennent habituellement pas.

Sinon, utilisez la conclusion finale pour ajouter de la valeur sous forme de récapitulation sommaire et de recommandations stratégiques – pourvu que vous évitiez certains pièges.

Récapitulation sommaire

La récapitulation sommaire rassemble en un seul endroit tout ce que vous voulez porter à l’attention du lecteur.

Certains avocats veulent une conclusion finale simplement pour sauter à la dernière page. La commodité de savoir exactement où aller pour lire le résultat essentiel l’emporte sur tout inconvénient mineur résultant d’une répétition.

Certains cabinets utilisent la conclusion pour classer la note dans le système de recherche d’information ou la banque de données de notes du cabinet. La conclusion a beaucoup de valeur ici.

Une note contenant plusieurs sous-questions ou des discussions compliquées bénéficie d’un sommaire qui relie toutes les questions. Votre conclusion finale peut :

  • élargir ou nuancer votre courte réponse;
  • cerner les questions les plus susceptibles d’être controversées;
  • répéter les hypothèses pour que le décideur se souvienne de les prendre en considération.
Recommandations stratégiques

Voici votre chance de mettre l’accent sur les résultats, de penser de façon stratégique et créative et d’offrir la meilleure solution au problème du client.

  • Quelles sont les options?
  • Quels processus de résolution des différends doivent être abordés?
  • Quelles sont les prochaines mesures à prendre?
  • Y a-t-il des questions pratiques auxquelles il faut répondre?
  • Quels détails doivent être réglés?
  • Y a-t-il d’autres renseignements nécessaires?
  • Faut-il vérifier des faits ou obtenir des éléments de preuve?
  • Y a-t-il des délais applicables au dépôt de documents?

Voilà où vous démontrez votre jugement et votre valeur comme membre de l’équipe juridique du client.

Pièges de la conclusion : la liste des choses à ne pas faire
  • Ne répétez pas votre analyse juridique.
  • Ne revenez pas sur les causes ou la doctrine, ni sur les fondements politiques ou les contradictions qui vous ont causé des difficultés.
  • Ne présentez pas de « nouveaux » renseignements – tout ce qui ne figure pas dans votre discussion ou votre énoncé des faits.
  • Ne tergiversez pas. N’hésitez pas. NE DITES PAS :
    • « La décision appartient au tribunal. »
    • « Le tribunal devra décider… »
    • « Tout dépend si le jury croit… »
    • « Si le tribunal peut être persuadé que… »
    • « Le tribunal pourrait convenir… »
    • « L’affaire pourrait être tranchée dans l’un ou l’autre sens. »

Servez-vous de la conclusion pour conclure.